Le jardin de la Glacière
L’actuelle simple pelouse des jardins aux abords de la glacière sera conservée, mais bordée de nouvelles strates végétales : arbres, arbustes et plantes tapissantes adaptées aux climats lémaniques. Des palmiers chanvriers, des saules du désert, des grévilléas, des agapanthes… apporteront à ce lieu, jusque que là pauvre d’un point de vue paysager, un foisonnement de formes, volumes et couleurs. Au total, ce sont pas moins des trois quarts des 900 m2 de la superficie actuelle de la pelouse qui seront plantés.
La terrasse sous Sonnaz, ou les jardins suspendus du château
Accroché au bord du belvédère de la ville haute, le château de Sonnaz est une sentinelle en surplomb du lac. Il héberge aujourd’hui l’office de tourisme et le musée de Thonon. En contrebas, il dispose d’une terrasse enherbée sans aménagements particuliers. Le programme prévoit de libérer sa façade du balcon en béton qui l’avait alourdie dans les années 1970 ; et d’aménager au pied de ses hauts murs une rocaille fleurie qui conduira à une nouvelle terrasse agrémentée de bancs, de gradins et d’une pergola fleurie. Sa partie basse sera soulignée de massifs d’ifs en topiaire, qui affirmeront le caractère historique du château.
La passerelle du belvédère
La terrasse du château se prolongera par une passerelle appuyée sur de hauts pilotis, permettant d’observer le Grand paysage du Léman, en apesanteur au-dessus de la canopée des végétations, 44 mètres en contrebas. Sa forme ondulante est certes dédiée à l’agrément des visiteurs, mais résulte aussi (surtout) du soin pris à préserver les arbres existants.
Le jardin des Explorateurs
Au milieu du parc du Léman, dans un périmètre bordé par deux cheminements principaux, le jardin des Explorateurs trouve son nom dans la densité végétale qui le caractérisera, et son ambiance tropicale. Aux arbres déjà présents (dont 18 sujets de collection), seront ajoutés 1234 arbustes 12191 vivaces, 12500 helxines et 50 lianes qui constitueront un sous-bois inattendu, au tempérament exotique pourtant composé essentiellement d’essences endémiques. Cet espace de 3700 m2 constituera, au cœur du parc, un important poumon de fraîcheur que chacun pourra parcourir sur chemin transversal posé sur pieux, pour entraver aussi que possible les réseaux racinaires des nombreux arbres de la canopée existante.
Les terrasses de Naples
Depuis l’avenue du Général-Leclerc, en bas des jardins actuels une simple pelouse en pente forte, flanquée de deux volées de marches, constitue l’une des entrées principales vers la montée vers la ville haute. Un point de vue bouché par la butte centrale qui semble ne mener à rien si ce n’est une terrasse engazonnée. L’aménagement du parc invitera à s’aventurer vers les étages supérieurs en y aménageant un escalier central, dans la veine des perspectives de grands jardins royaux classiques, et en installant sur la terrasse bassins et jets d’eaux. Une fois arrivés sur cet espace vivant, les visiteurs auront tout loisir d’apprécier la pleine perspective vers la ville haute, appuyée par la poursuite de l’escalier et un fil d’eau continu. C’est au centre de cet axe que, à mi-hauteur du parc, sera installée une grande Fontaine aux animaux. Cet axe central sera encadré par un double rideau végétal : une double strate végétale de vivaces et de hauts arbres : chênes verts, mûriers, magnolias, cinnamomes… 37 arbres, 739 arbustes et 3900 vivaces seront plantés sur ces terrasses de Naples.
Le jardin du Funiculaire
Le funiculaire, curiosité thononaise qui permet de relier les rives du lac et le cœur de ville, traverse à mi-hauteur de son parcours un espace arboré délaissé. Clôturé, il présente un état presque sauvage et ne permet pas de s’y aventurer. L’aménagement du parc y prévoit la création d’une succession de petites terrasses plantées de plus de 500 arbustes et quelque 2300 vivaces. Un espace enrichi de nouvelles essences végétales, et un point de vue nouveau pour contempler la vieille tour qui le domine.
Le Théâtre de verdure
En haut du parc, à la jonction avec le belvédère si fréquenté par les passants, sera créée l’une des entrées principales du parc du Léman. L’aménagement de l’un des talus principaux du site en gradins enherbés offrira à cette entrée de site un point de vue exceptionnel sur le Grand paysage du Léman et le quartier historique de Rives. La création d’une placette, en bas de ces gradins, permettra d’en faire un nouveau lieu évènementiel propice à des spectacles en plain air. Du fait de son insertion en contrebas et au contact des remparts historiques de la ville, ce théâtre de verdure s’intègre harmonieusement dans les volumes et l’espace avoisinants.
Le Monde des buis
Entre le théâtre de verdure et le jardin des comestibles, le monde de buis a d’abord pour vocation de conserver et rouvrir au public un riche ensemble de buis et d’ifs, pour nombre d’entre eux plus que centenaires. Ce Monde des buis accueillera en outre 100 arbustes supplémentaires et 3 364 vivaces qui viendront agrémenter les abords et sous-bois de cette buxeraie.
Le jardin des comestibles
Les terrasses inférieures orientales du parc accueilleront le jardin des comestibles, un jardin conservatoire qui rassemblera une sélection de variétés locales de plantes nourricières : un verger regroupant différents pommiers endémiques (Alexandre de Savoie, grises ou reinettes de Savoie..), des châtaigniers du Léman, des fers de Savoie, des arbustes comestibles … Accessible librement pour l’agrément ou la cueillette, ce jardin se complète, dans l’esprit, par une prairie existante qui sera conservée, destinée à la pâture avec un peuplement de plantes vagabondes qui se ressèment et évoluent au fil des saisons : chardons, églantiers, consoudes, bouillons blancs, sauges… et par des vignes palissées qui borderont plusieurs voies. Ces deux espaces, forts en apport de biodiversité avec une importante présence mellifère, s’inscrivent dans la droite ligne de la transition écologique de Thonon.